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05 mars 2025

Nouvelle règle 2025 : le Syndic autorisé à saisir l’argent des copropriétaires – Tout ce que vous devez savoir

Nouvelle règle 2025  le Syndic autorisé à saisir l’argent des copropriétaires


Une réforme de 2024 a autorisé le Syndic à saisir de l’argent sur le compte bancaire des copropriétaires, découvrez tout ce que vous devez savoir sur la nouvelle règle en vigueur en 2025.

Nouvelle règle 2025 : le Syndic désormais autorisé à saisir l’argent des copropriétaires – Les détails à connaître

Le Syndic peut-il vraiment saisir l’argent d’un copropriétaire en 2025 ? Voici les détails à connaître. Effectivement, depuis la réforme de 2024, la procédure pour récupérer les charges impayées dans une copropriété s’est nettement simplifiée.

Si un copropriétaire ne paie pas sa part de charges, le syndic peut désormais recourir à la saisie conservatoire sur son compte bancaire. Concrètement, cela signifie qu’avant même qu’un jugement soit rendu, le syndic peut bloquer la somme due sur le compte du débiteur.

Cette mesure a pour objectif de garantir le paiement des charges, particulièrement lorsque le non-paiement menace la réalisation de travaux essentiels dans la copropriété.

Assouplissement des procédures à suivre pour le Syndic des copropriétaires.

Auparavant, le syndic devait suivre une longue procédure : mise en demeure, injonction de payer, puis saisie de biens mobiliers ou de l’appartement, sous réserve de l’accord de l’assemblée générale.

Depuis la loi du 9 avril 2024 « visant à l’accélération et à la simplification de la rénovation de l’habitat dégradé et des grandes opérations d’aménagement« , ces étapes sont accélérées, et le syndic peut directement demander la saisie sur le compte bancaire du copropriétaire défaillant.

Les protections pour les copropriétaires

Toutefois, rassurez-vous : cette saisie, dite « conservatoire« , ne peut être appliquée que dans des cas précis : lorsque les dettes concernent des travaux jugés indispensables ou des dépenses non incluses dans le budget prévisionnel voté par l’assemblée générale.

Bien que cette mesure permette au syndic d’agir plus rapidement, certaines protections existent néanmoins pour les débiteurs. Par exemple, un solde bancaire de 635,71 euros reste insaisissable, et les revenus issus des minimas sociaux ne peuvent pas être saisis.

Reste-t-il une possibilité de solutions à l’amiable avant toute saisie ?

En outre, la saisie ne pourra donc intervenir que si le non-paiement compromet des travaux qualifiés d’essentiels. De plus, les copropriétaires peuvent toujours tenter des solutions amiables, comme la médiation, avant de recourir à des mesures aussi radicales.

Cette procédure est encadrée par des règles strictes et ne peut être appliquée que dans des situations spécifiques, où des travaux essentiels sont en jeu.

Comme souligné sur le site de TF1, il est peu probable qu’une saisie soit engagée pour des travaux mineurs, tels que le remplacement d’ampoules ou la peinture de quelques murs.

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09 juin 2024

Le propriétaire d’un logement peut être fautif pour une sous-location illégale

Le propriétaire d’un logement peut être fautif pour une sous-location illégale

La Cour de cassation a jugé que le propriétaire, qui a accepté que son logement puisse être sous-loué, ne pouvait pas ignorer qu’il soit occupé par des touristes dans une zone où ces locations sont restreintes.

Le propriétaire d’un logement mis à la disposition d’un loueur saisonnier s’expose, comme son locataire, à payer l’amende prévue dans les zones où cette activité de location touristique de courte durée est restreinte, selon un arrêt de la Cour de cassation en date du 2 mai 2024 (Cass. Civ 3, 2.5.2024, 23-21.590). Il ne peut en effet pas ignorer, selon la justice, que ce logement ne sera pas le domicile de son locataire mais sous-loué à des touristes de manière répétée et de courte durée, ce qui peut être interdit dans les communes de plus de 200.000 habitants et la couronne de Paris.

Un propriétaire a vu la justice rejeter ses arguments alors qu’il soutenait que ces locations, qui entraînent un changement d’usage, ne relevaient que de la responsabilité de l’auteur des baux de sous-location, de courte durée. En consentant un bail à un professionnel de l’immobilier, gérant d’une société de réservation et de conciergerie dont l’activité est la location saisonnière, le propriétaire a enfreint la loi lui aussi, ont conclu les juges. Le propriétaire avait signé un bail avec le locataire précisant que le bien loué n’était pas sa résidence principale et prévoyant la possibilité pour le locataire de le sous-louer à titre d’habitation saisonnière.

Une amende par personne

Ils ont également rejeté l’argument du locataire qui contestait la multiplicité des amendes. La loi, disait celui-ci, prévoit une amende maximale de 50.000 euros par local loué frauduleusement et non une amende par personne, ce qui conduirait à un total supérieur au maximum de 50.000 euros. Mais l’amende de 50.000 euros est encourue par chaque personne poursuivie, a répondu la Cour de cassation, c’est-à-dire le propriétaire et son locataire auteur des sous-locations. Les locations brèves à des personnes de passage entraînent un changement de l’usage du logement qui peut être soumis à autorisation.

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Secteur immobilier, restructuration en cours

Secteur immobilier, restructuration en cours

Les promoteurs ont compris l’enjeu de proposer un logement en parfaite adéquation avec les besoins des clients. De nouveaux concepts de projets font leur entrée et une nouvelle loi milite dans l’intérêt du secteur.

Plusieurs facteurs entravent la sortie de crise du secteur de l’immobilier, parmi eux, le décalage entre l’offre et la demande en termes de produits et de prix. Partant de là, de nouvelles pratiques au sein des entreprises immobilières s’installent sur le marché de l’immobilier depuis quelques mois visant à correspondre mieux aux attentes des clients.

Des projets évolués

En termes de projets, la suroffre sur le marché de l’immobilier a conduit les promoteurs à faire preuve d’imagination pour proposer de nouveaux concepts. En effet, «Aujourd’hui, contrairement à il y a une dizaine d’années, il ne suffit plus de construire un immeuble, dans n’importe quel quartier, mettre un panneau sur lequel on inscrit “haut de gamme” pour vendre. Les choses se sont inversées et le client a le choix entre plusieurs projets. Il faut proposer le bon produit au bon emplacement», nous explique un promoteur de la place spécialisé dans le haut de gamme. Donc pour s’assurer d’écouler ses produits, ce dernier s’est lancé dans la création de concepts avant-gardistes. Selon ce dernier, les acquéreurs d’aujourd’hui cherchent le confort, la sécurité, un cadre de vie et tout cela au juste prix. Il faut alors construire autour de ces besoins. 

En réponse donc à la grande problématique de la sécurité dans les villes, des résidences contemporaines fermées avec des services prévus à l’intérieur du site piscine, salle de sport, service de conciergerie, kids club, etc. ont vu le jour ces dernières années. Plusieurs nouveaux concepts, comme celui de la tour végétalisée ou de la construction durable, se sont multipliés. 

Le social amélioré

Même dans le social, où il n’y a pas beaucoup de marge de manœuvre, en raison du prix fixé de manière règlementaire, les promoteurs essaient de faire preuve d’inventivité pour se démarquer. Un promoteur dupliquait avant de manière continuelle le même projet partout. Aujourd’hui, On essaie d’apporter un plus aux clients.   Lorsqu’auparavant on avait la même configuration des deux chambres plus un salon de 50 m2, on peut actuellement trouver sur le marché des projets sociaux qui proposent des appartements avec trois chambres plus un salon pour une superficie de 70 m2. Certains projets intègrent mêmes, des ascenseurs, des espaces verts et des piscines, soit les caractéristiques du moyens standing dans le logement économique. .

Vers une démocratisation de l’investissement locatif

 Une des stratégies qui a l’air de porter ses fruits également dans le secteur immobilier est celle qui consiste pour le promoteur à assurer sa propre liquidité par une meilleure gestion de ses invendus et par une meilleure gestion de la stratégie du prix. «L’objectif de la démarche est tant de réduire les écarts constatés entre l’offre et la demande qu’à encourager les acquéreurs notamment les primo-accédants à concrétiser leurs projets», nous explique à ce sujet Ghali Chraïbi, directeur général de CAFPI Maroc. L’on constate également que les promoteurs en concertation avec les pouvoirs publics tentent de redynamiser le marché de l’investissement locatif notamment dans les centres ville. En effet, «la baisse considérable de la fiscalité immobilière est un levier actuellement en phase de test qui pourrait s’avérer positif pour améliorer le volume des transactions sur le marché mais aussi d’une certaine manière pour proposer au particulier un outil : l’investissement locatif qui tend à devenir juridiquement fiable pour mobiliser une épargne privée», affirme l’expert.

Une sécurité qui pousse l'achat

Sur le plan juridique, les promoteurs s’inscrivent de plus en plus dans le cadre de la loi sur la vente en l›état futur d›achèvement (VEFA), adoptée au Maroc en 2016. Ce cadre réglementaire vient conforter les clients au moment de l’achat, leur permet de sécuriser leurs achats et leurs versements. Néanmoins, on note que certains promoteurs y restent sceptiques, mais si la VEFA présente aussi des avantages pour les promoteurs. Cette dernière permet de sécuriser les délais de paiement car l’acquéreur qui ne paie pas à temps encourt une pénalité de retard. De ce fait, les lois comme la VEFA où à la fois le client et le promoteur sont protégés sont dans l’intérêt du secteur de l’immobilier.

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14 mai 2024

Tout savoir sur les charges de copropriétés au Maroc en 3 minutes !

Tout savoir sur les charges de copropriétés au Maroc en 3 minutes

Devenir propriétaire c’est l’ambition de nombreux d’entre nous. Mais voilà, au-delà des frais liés à l’achat du bien de vos rêves, votre nouveau statut vous obligera à mettre la main à la poche régulièrement ! Si vous avez opté pour la copropriété, ce qui est souvent le cas quand on habite en ville, il vous faudra vous acquitter des charges de copropriété. Mieux vaut donc maîtriser le sujet !

On vous dit tout ce qu’il y a à savoir à propos des charges de copropriétés en 3 min !

Définition de la copropriété au Maroc

Selon la loi 18-00 relative au statut de la copropriété des immeubles bâtis, la notion de copropriété couvre « la propriété des immeubles bâtis divisés par appartements ou étages ou locaux et dont la propriété appartenant à plusieurs personnes est répartie par lots comprenant chacun une partie privative et une quote-part des parties communes.

Elles sont applicables également aux ensembles immobiliers bâtis constitués d’immeubles, villas ou locaux, contigus ou séparés, répartis en parties privatives et parties communes appartenant dans l’indivision à l’ensemble des copropriétaires. Les présentes dispositions s’appliquent aux immeubles immatriculés ou en cours d’immatriculation ou non immatriculés ».

En termes simples, la copropriété désigne tous les types d’immeubles ou groupes d’immeubles appartenant à plusieurs personnes, qui sont donc des copropriétaires. Ainsi, si vous possédez un appartement, vous êtes copropriétaire de l’immeuble dans lequel il se situe.

Quelles sont les composantes de la copropriété ?

Une copropriété comprend deux grandes composantes :

Les parties privatives : les parties qui sont la propriété exclusive de chaque copropriétaire. Par exemple, si vous possédez une villa dans une résidence, votre maison et votre jardin sont des parties privatives.

Les parties communes : Il s’agit ici des parties destinées à l’usage de l’ensemble des copropriétaires ou de certains d’entre eux. En font partie par exemple : les escaliers, couloirs, les ascenseurs, la façade de l’immeuble, les loges des gardiens et des concierges, etc. Bref, tout ce qui est destiné à un usage commun. Cela concerne également les équipements communs, y compris les parties qui en traverse des zones privatives.

C’est pour entretenir ces parties communes que les copropriétaires ont l’obligation de verser des charges de copropriété.

Tout savoir sur les charges de copropriété au Maroc

Nous allons tenter ici de répondre aux questions récurrentes à propos des charges de propriétés au Maroc.

Que couvrent les charges de copropriété ?

Les charges de copropriété permettent de conserver, entretenir et gérer les parties communes. Il s’agit d’une obligation pour les propriétaires.

Comment sont-elles calculées ?

Selon les textes de lois, le montant des charges est fixé en fonction de la quote-part de la partie divise de chaque propriétaire par rapport à l’immeuble sauf dispositions contraire dans le règlement de copropriété. Autrement dit, si rien n’est mentionné sur le règlement de copropriété, vos charges doivent être calculées au prorata de la surface privative dont vous disposez.

Exemple :

Si un appartement 3 chambres de 150 m² paie 600 MAD/mois de charges de copropriété, un studio deux fois plus petit de 75 m² devra payer 300 MAD /mois, soit 2 fois moins de charges.

Cela s’explique par le fait qu’un grand appartement est généralement occupé par plus de personnes et donc que son impact sur la vie de l’immeuble est plus important (plus d’allers retours d’ascenseurs, d’électricité, de passage dans les parties communes …)

Dans la pratique, au Maroc, le montant des charges est tout simplement divisé par le nombre de copropriétaires, ce qui n’avantage pas les petites surfaces dans la copropriété. Pour pouvoir être appliquée, cette méthode de répartition doit obligatoirement être mentionnée dans le règlement.

Peuvent-elles augmenter ou diminuer ?

La répartition des charges ne peut être revue et décidée que par l’assemblée générale avec une majorité des trois quarts des voix des copropriétaires. Le montant des charges est quant à lui validé en même temps que le budget du syndicat de copropriété lors de l’assemblée générale annuelle.

Qui doit les payer ?

Même en cas de mise en location du bien, c’est le propriétaire qui est tenu de régler les charges de copropriété. C’est lui qui sera poursuivi en cas de non-règlement dans les délais fixés par le règlement de copropriété.

Que faire si je considère payer trop de charges de copropriété ?

La loi prévoit, pour le copropriétaire qui estime que sa participation aux charges est supérieure à ce qu’il pense devoir payer, la possibilité de porter le litige devant le tribunal compétent pour en demander la révision.

Que se passe-t-il en cas d’impayé ?

Les impayés sont un véritable casse-tête pour les syndics de copropriété qui bien souvent tentent d’éviter le recours à la justice. Et malheureusement, souvent, les copropriétaires à jour en payent aussi les pots cassés.

Pourtant, la loi prévoit une procédure pour les copropriétaires qui ne respecteraient pas leurs obligations. Pour cela, le Syndic est tenu d’adresser un courrier avec accusé de réception au propriétaire lui demandant de s’acquitter de sa cotisation sous trente jours. Passé ce délai le Syndic est en droit de saisir le tribunal qui pourra émettre une injonction de payer au propriétaire. La procédure peut aller jusqu’à l’hypothèque forcée au profit de l’ensemble des copropriétaires. Cette dernière n’est levée qu’au moment où le mauvais payeur s’est acquitté de sa dette.

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11 mai 2024

Acheter un bien. Comment bien préparer son projet d’achat et les pièges à éviter

Acheter un bien. Comment bien préparer son projet d’achat et les pièges à éviter

CONSEILS. Acheter son bien, surtout si c’est le premier, n’est pas un projet à prendre à la légère. Il ne faut surtout pas se tromper sur le bien, mais aussi être bien renseigné pour éviter les pièges qui sont légion.

Acheter un bien est le nouveau focus de la série de conseils et d’astuces lancée MAROC VISION D'AFFAIRES pour vous permettre d’être bien outillé face aux projets immobiliers.

Envisager d’acquérir un bien est une décision majeure dans la vie et un projet important. Et comme tout projet, il faut bien le préparer.

Avant toute chose, il faut définir précisément son projet d’acquisition. En d’autres termes, il est indispensable de faire la liste des éléments importants sur le type de bien recherché et sa localisation. Cela permettra de cibler la recherche.

Au niveau de la localisation, il faut cibler le/les quartiers que vous aimez, mais il ne faut pas rester fermé sur cet élément si une bonne opportunité se présente dans une autre localisation. L’idéal est de cibler les zones préférées et d’élargir le périmètre au fur et à mesure.

La définition du projet renvoie aux besoins et aux préférences relatifs au bien recherché. Maison, appartement, villa, etc. ?

Ensuite, il faut bien définir ses besoins sur les caractéristiques de ce bien, que ce soit en termes de superficie, de nombre de chambres, de positionnement (en étage ou en rez-de-chaussée par exemple), présence ou pas d’un extérieur, avec une place de parking ou pas, etc.

Cherchez-vous un bien avec une terrasse ? Une buanderie ? Une chambre de personnelle, etc. ?

Si vous optez par exemple pour un appartement à deux chambres, est-ce qu’une seule salle de bain suffit ou bien vous souhaitez obligatoirement une salle d’eau supplémentaire ?

Toutes ces données sont nécessaires. Un projet bien défini en amont permet d’économiser du temps dans les recherches et surtout de s’assurer de visiter des appartements qui correspondent à vos critères en vérifiant ces éléments avant de se déplacer pour une visite.

Et pour les couples, la définition du besoin se fait avec madame et monsieur en amont pour être aligné sur la recherche. Mieux vaut éviter une scène de ménage pendant la visite d’un bien !

Bien calculer son budget

Un deuxième volet tout aussi important que la définition du projet : la définition du budget. Il faut calculer le budget dont vous disposez.

Ne pas oublier d’inclure dans ce calcul les frais d’acquisition que l’acheteur doit payer (frais de notaire, droit d’enregistrement notamment). Cela inclut également les honoraires de l’intermédiaire qui vous accompagne dans votre acquisition. Parfois, il faudra faire des travaux de rafraîchissement et de rénovation, attention à ne pas les sous-estimer.

La question financière ne se limite pas au calcul du budget ; elle s’étend à la préparation du plan de financement selon votre situation. Combien allez-vous payer en fonds propres et combien allez-vous emprunter ?

Cet exercice peut sembler compliqué. A défaut d’avoir accès à votre banquier pour faire cet exercice avec lui, il existe plusieurs outils qui permettent de faire des simulations en ligne.

Vous pouvez également vous faire accompagner par des conseillers qui vous aideront à sélectionner la solution de financement la plus adaptée à vos besoins, à compléter votre dossier de crédit et à assurer le suivi de l’avancement de votre demande auprès des banques.

Faites-vous assister pour la recherche

Ces deux premières approches primordiales exécutées, vous pouvez commencer à chercher votre bien directement en visitant les projets identifiés dans les quartiers ciblés. Vous pouvez aussi faire des recherches directement sur internet.

D’autre part, vous pouvez également passer par un professionnel pour vous accompagner dans votre acquisition si vous n’y êtes pas bien préparé. MAROC VISION D'AFFAIRES propose un accompagnement, garantissant un gain de temps et une acquisition au meilleur prix.

Après avoir identifié les projets qui vous intéressent, passez à la visite.

Si votre choix porte sur un bien donné qui coche la majorité de vos critères, il faudra être habile en négociation et acheter au bon prix. Pour ce faire, il est recommandé de benchmarker des biens similaires dans la zone notamment.

Pensez à bien vérifier le règlement de copropriété et demander à consulter les derniers procès-verbaux d’assemblée générale pour vérifier qu’il n’y a pas de blocages dans la copropriété et consulter la liste des gros travaux prévus, dont une quote-part sera à votre charge quand vous aurez acquis le bien.

Les pièges à éviter

Avoir des critères en déconnexion avec les moyens financiers. Les deux doivent aller de pair. Les critères ou exigences du bien doivent correspondre au budget disponible. Donc, une fois la liste des critères établie, il faut classer ces critères par ordre de priorité afin que vous puissiez rapidement arbitrer en abandonnant certains critères si votre budget ne le permet pas.

Se précipiter. Il est nécessaire de faire plusieurs visites à des moments différents de la journée et si possible accompagné d’un professionnel. Visitez plusieurs biens et n’hésitez pas à faire des contre-visites pour être certain de la décision prise.

Attention aux terrains vagues ou nus adjacents. Si vous êtes dans ce cas, il faut demander quels sont les projets prévus. Y a-t-il des projets d’infrastructure prévus qui peuvent impacter la qualité de votre bien (agrandissement de voiries, etc.) ?

Vouloir se débrouiller tout seul ! Il faut demander conseil à des professionnels pour bien vérifier tous les éléments juridiques, estimer les coûts de rénovation si besoin, etc.

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28 avril 2024

Comment faire si un propriétaire ne paie pas ses charges ? On vous répond

Comment faire si un propriétaire ne paie pas ses charges  On vous répond

Au sein d’une copropriété, chaque propriétaire doit payer ses charges, lorsqu’il possède un logement dans un immeuble. Mais il peut arriver qu’un d’eux ne les paie. Dans ce cas, quels sont les recours possibles pour les copropriétaires ou le syndic ? On vous répond.

« Est-ce obligatoire de payer les charges d’un autre propriétaire qui ne les paye pas ? », nous demande un lecteur de Grasse.

Dans un immeuble, il est obligatoire de payer un certain nombre de charges, en raison des parties communes et des services proposés. Malheureusement, les impayés de charges sont récurrents en copropriété. Selon une étude publiée par le syndic Bellman, en 2022, le taux d’impayés était de 20 % en France. Pas moins de neuf copropriétés sur dix y feraient face. Un chiffre assez élevé, évocateur des difficultés à payer pour certains ménages. De quoi faire pester les autres copropriétaires, qui eux, paient ces charges. De ce fait, est-il obligatoire de les payer si un autre propriétaire ne les paie pas ? Quels sont les recours ? 

Vous n’avez pas à payer les charges d’un autre propriétaire. S’il ne les paye pas, il faudra vous rapprocher de votre syndic, pour évoquer le problème. Il pourra alors le mettre en demeure, selon l’article 18 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis. C’est le syndic qui engage sa responsabilité, si cela cause du tort à la copropriété.

Si jamais malgré ces relances, le syndic n’a aucune réponse de la part du propriétaire, il peut faire exercer une injonction de payer. C’est alors à un représentant de la justice de se rapprocher de la personne pour la contraindre de s’acquitter du montant. Si malgré tout cela, rien n’y fait, une saisie sur loyer, sur salaire ou même sur compte bancaire pourra être intentée. La dernière étape sera le tribunal.

Des retards de paiement plus nombreux

« Plus qu’une petite difficulté financière passagère, les retards de paiement semblent se creuser dans la durée pour certains départements dans les copropriétés les plus en difficulté. » C’est le constat du syndic Bellman, dans son rapport de 2022.

Tout cela peut alors entraîner des problèmes sur les projets de la copropriété et un cercle vicieux se met alors en place. C’est Paris qui enregistre les plus gros montants d’impayés. À elle seule, la capitale compte 328 millions de dettes, près du double des dix autres plus grandes villes réunies. Vient ensuite Nice, puis Marseille.

Au total, en France, 2022, le montant des dettes était de deux milliards d’euros.

Source:https://www.ouest-france.fr/societe/logement/comment-faire-si-un-proprietaire-ne-paie-pas-ses-charges-on-vous-repond-924a5ff8-fafd-11ee-8656-3015bc260248/

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Agents immobiliers : la profession résiste à la conjoncture

Agents immobiliers  la profession résiste à la conjoncture

L’activité est plombée par la baisse des ventes et la concurrence des intermédiaires informels. Le projet de loi sur la profession, en attente d’approbation, va structurer le marché. La structure du chiffre d’affaires des agents a changé depuis quelques années.

Le marché de l’immobilier peine à reprendre des couleurs. Le ralentissement de l’activité, qui dure depuis des années, donne du fil à retordre à tous les opérateurs, dont les agents immobiliers. Après l’euphorie des années 2005 à 2010 où la production de logements, les transactions et les prix étaient en forte hausse, ce qui permettait à ces intermédiaires d’empocher des commissions conséquentes, «Aujourd’hui, l’activité tourne au ralenti et plusieurs agences connaissent de sérieuses difficultés. Il y en a même plusieurs qui ont déposé le bilan. Les intermédiaires qui résistent sont ceux installés à Rabat et Casablanca», affirme Mohamed Lahlou, président de l’Association marocaine des agents immobiliers (AMAI). Il faut dire qu’en plus de la morosité de l’activité, les 500 agences immobilières structurées du Royaume sont pénalisées par les opérateurs informels qui dérèglent le marché. «Ils ne créent pas de la valeur, ils ne disposent pas de bureaux physiques et opèrent depuis les cafés ou leurs domiciles. Ils ne payent pas d’impôts et rendent la concurrence de plus en plus féroce», confie un agent immobilier préférant garder l’anonymat.

Pour résoudre ce problème, un projet de loi porté par le ministère de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, sur proposition de l’association professionnelle, vise à organiser le secteur et l’assainir de la branche informelle. Il devrait, une fois adopté, instaurer des conditions d’accès à la profession et d’exercice du métier favorables à la fois aux opérateurs et à leurs clients. Ce qui devrait revitaliser le secteur et redorer le blason de l’agent immobilier.

Le métier nécessite des compétences commerciales, techniques et juridiques

Quoi qu’il en soit, même si le secteur n’est toujours pas encadré, devenir intermédiaire immobilier ne s’improvise pas. Se lancer et se démarquer dans cette activité nécessite plusieurs compétences. «Mis à part l’aspect commercial, un agent immobilier doit maîtriser un certain nombre de notions non seulement techniques mais aussi juridiques. Il doit savoir lire et concevoir une note de renseignement, un contrat de vente, un contrat de location et avoir des connaissances en matière de fiscalité immobilière», affirme le propriétaire d’une agence immobilière. Et vu que la force d’un agent immobilier réside dans son réseau relationnel, il devra impérativement posséder un portefeuille clients assez large qu’il devra fructifier par la suite. Ceci dit, se lancer dans ce business ne nécessite pas un fonds de roulement important. L’agent devra bien entendu supporter tout au long de son exercice des charges récurrentes, notamment des charges locatives, de personnel, de services (eau, électricité…), de communication (insertions publicitaires, flyers, site web, etc) ou encore des frais de déplacement occasionnés lors des visites des lieux, de rencontre des clients ou même de voyages. D’un autre coté, le chiffre d’affaires est bien entendu très variable dans cette branche d’activité. Hormis le volume des transactions traitées, il est intimement lié aux différents taux de commission appliqués selon la nature du produit objet de l’intermédiation (voir encadré). Ces taux de commissions ne sont d’ailleurs pas standardisés et sont souvent négociés par les deux parties (client/agent immobilier).

En tout cas, dans la conception actuelle du marché, la ventilation du chiffre d’affaires a nettement changé depuis quelques années, à en croire les opérateurs. «Aujourd’hui, le gros du chiffre d’affaires est généré par la location résidentielle et professionnelle. Avec la nouvelle loi sur les baux commerciaux, les propriétaires sont moins réticents à louer leurs locaux commerciaux», déclare M. Lahlou. Rappelons dans ce sens que grâce à cette nouvelle loi 49-16 sur le bail commercial, entrée en vigueur le 11 février dernier, les propriétaires de locaux commerciaux, souvent désavantagés par rapport à leurs locataires, sont dorénavant en droit de bénéficier d’un traitement plus équitable.

Les commissions sur opérations de location permettent aux agents de survivre

Concernant les commissions sur les transactions qui représentaient une bonne partie du chiffre d’affaires, que ce soit en volume ou en nombre il y a quelques années, elles sont actuellement de plus en plus faibles. «De nos jours, certaines agences immobilières font au mieux une transaction par an», confie M. Lahlou. «Parce qu’à la base les transactions se font rares aujourd’hui et la tendance actuelle est à la location», appuie-t-il, avant d’ajouter : «Dans les deux ou trois années qui viennent, les gens achèteront de moins en moins et opteront plutôt pour la location. D’ailleurs, beaucoup de promoteurs se mettent à construire des immeubles dans une optique de location».

Un avis partiellement réfuté par Cedric Elsener, DG de Maroc Immobilier Capital : «Devenir propriétaire d’un bien est le rêve ultime d’une bonne partie de la société marocaine. Si l’on se dirige vers la location, c’est surtout parce qu’on n’a pas le choix et parce que les conditions de financement refroidissent les personnes souhaitant devenir propriétaires». Toujours selon M. Elsener, «sur le premier trimestre de l’année en cours, la tendance était à la location résidentielle et professionnelle. Peu de ventes ont été enregistrées durant cette période. Mais depuis la deuxième moitié du semestre, la vente résidentielle a bien repris». Dans ce sens, un agent immobilier opérant à Casablanca affirme que son chiffre d’affaires est porté par les transactions résidentielles à hauteur de 30 à 40%». Plusieurs facteurs expliqueraient cette légère dynamique des ventes. «Nous avons réussi à baisser le prix de certains biens mis en vente. De plus, l’annonce d’une éventuelle augmentation des taux de crédit immobiliers avant l’été a été persuasive pour certains acheteurs qui se sont précipités pour signer leurs actes de prêt», conclut M. Elsener.

L’AMAI, un maillon fort pour la restructuration du secteur

Depuis sa création en 2012 à aujourd’hui, l’Association marocaine des agents Immobiliers (AMAI) compte une centaine d’adhérents (sur les 500 opérant sur le territoire marocain). Ses missions sont de représenter et défendre les intérêts des agences immobilières, assainir la profession mais aussi organiser l’activité en poussant vers l’adoption des meilleures pratiques et de procédures uniformes entre les agences immobilières (mandat de vente/location, procédure inter-agence). L’AMAI représente ses membres auprès des autorités publiques (ministère, Parlement, etc.) et se veut comme une force de proposition donnant son avis sur les nouveaux projets de loi touchant le secteur de l’immobilier. Elle communique également auprès du grand public pour donner une bonne image de la profession. Selon son président, «le but de l’association est aussi d’élever le niveau de la profession d’agent Immobilier qui doit disposer d’une formation générale et pointue dans les différents métiers de l’immobilier, et d’informer ses membres des nouvelles réglementations marocaines touchant le secteur de l’immobilier».

Les taux de commission ne sont pas standardisés

Les taux de commission sont parmi les éléments devant être encadrés par la future loi sur les agents immobiliers. Comme expliqué dans l’article, ces taux ne sont pas fixés par le législateur et sont négociés librement par les agents avec leurs clients. L’AMAI a cependant fixé un barême des commissions à ses adhèrents. Pour les transactions vente/achat, la commission est de 2,5% Hors taxes (3% TTC) sur la valeur totale du bien payable par chacune des parties (vendeur et acheteur). Un bien loué sera objet d’une commission de 1 mois H.T du montant de la location payable par chacune des parties (locataire et bailleur). Ce taux diffère si la location n’excède pas une année :une location de 3 mois (25% H.T du loyer mensuel), une location de 6 mois (50% H.T du loyer mensuel). Enfin, une location de 12 mois (1 mois H.T du loyer mensuel).

Source:https://www.lavieeco.com/affaires/agents-immobiliers-la-profession-resiste-a-la-conjoncture/

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Les frais des agences immobilières au Maroc

Les frais des agences immobilières au Maroc


1. A Quoi Correspondent Nos Frais D’agence

Pour vos achats immobiliers au Maroc, vos recherches de biens immobiliers, la recherche d’un ou plusieurs acquéreurs, pour des visites de biens immobiliers, pour tous déplacements d’un agent de MAROC VISION D'AFFAIRES ou d’un de ses confrères, d’une éventuelle négociation entre bailleurs et locataires, acquéreurs ou vendeurs, pour des conseils d’achats, de ventes ou de locations de biens immobiliers sur Casablanca, Rabat, Marrakech, Essaouira ou Agadir, pour des rédactions de contrats de vente ou de baux, qu’ils soient commerciaux ou résidentiels, de constitutions de dossiers, comme par exemple l’achat à crédit d’une propriété à Casablanca, notre agence MAROC VISION D'AFFAIRES, se commissionne via ce que l’on appelle couramment les frais d’agence qui s’élèvent à, selon le type de transaction :

 Transactions  Barème des Commissions
 Achat       2,5 % H.T Soit 3.00 % TTC sur la valeur totale du bien, payable par chacune des parties.
 Vente       2,5 % H.T Soit 3.00 % TTC sur la valeur totale du bien, payable par chacune des parties.
 Location Longue Durée
 - Location Non Meublée       1 Mois Hors Taxe du montant de la location payable par chacune des parties.
 - Location Meublée       1 Mois Hors Taxe du montant de la location payable par chacune des parties. mais deux mois de caution.
Location Courte Durée  
 - 3 Mois       25 % H.T du loyer Mensuel payable par chacune des parties.
 - 6 Mois       50 % H.T du loyer Mensuel payable par chacune des parties.
 - 12 Mois       1 Mois H.T du loyer Annuel payable par chacune des parties.
 Gestion Locative       10 % H.T de la valeur Mensuelle du loyer à la charge du Bailleur *.
 Fond de Commerce       10 % H.T de la valeur du fond de commerce

* En cas de location à la suite des frais d'agence, il faut parfois ajouter des frais locatifs lorsque le propriétaire nous délègue à nous MAROC VISION D'AFFAIRES la gestion de son bien.

2. Quand Doit-On Régler L'agence MAROC VISION D'AFFAIRES

Les honoraires de l’agence sont à régler au moment de la signature du bail ou de la transaction. Ils doivent être payés en une seule fois et ne peuvent pas être demandés de nouveau au moment du renouvellement du bail par exemple. Les modalités de paiement qu’ils soient par chèque, virement ou en espèces sont à définir avec l’agent immobilier MAROC VISION D'AFFAIRES ou l’un de ses partenaires affiliés. Si des frais sont liés à l’état des lieux, ils doivent être payés à part, après sa réalisation, même s’il est effectué par l’agence immobilière, sauf accord avec celle-ci prenant en compte la réalisation gratuite. La part des honoraires revenant au locataire et celle étant due par le propriétaire doivent être précisées clairement pour éviter toute ambiguïté.

3. Comprendre La Gestion Locative By MAROC VISION D'AFFAIRES

Déléguer la gestion locative de sa propriété, de son parc immobilier ou simplement de son appartement permet de bénéficier de nombreux avantages. Les services rendus sont bien évidemment facturés au propriétaire en contrepartie de cette activité, l’agence MAROC VISION D'AFFAIRES, à qui le propriétaire confie la gestion de son bien, perçoit donc une rémunération. Celle-ci est calculée à partir du loyer (charges comprises) encaissé par le propriétaire. S’ils sont fixés de manière totalement libre, ces honoraires de gestion locative représentent généralement 10 % (hors taxes) à Casablanca, Rabat, Marrakech, Essaouira ou Agadir, des loyers encaissés sur l’ensemble de l'année. Ce tarif de base comprend uniquement l’encaissement des loyers, pour la délivrance des quittances, le paiement des charges et leur régularisation, ces prestations complémentaires ne sont pas incluses. Il faut donc ajouter à ce tarif le prix de ces prestations :

MAROC VISION D'AFFAIRES se charge de tout, de la mise en location et d’occupation de votre bien ou de votre parc immobilier au Maroc :
- Nous estimons votre loyer lors de la première visite de votre bien,
- Nous cherchons des candidats via des annonces, des partenaires Immobiliers & via le site internet www.vision-affaires.ma.
- Nous réalisons également une étude de la solvabilité du futur locataire,
- Nous rédigeons le bail que le locataire doit légaliser en notre présence,
- Nous effectuons aussi la remise en état de votre bien pour relouer au plus vite.

MAROC VISION D'AFFAIRES se charge également de la gestion quotidienne et de la sécurisation de vos revenus :
- Dans la rédaction ou le renouvellement du bail ou des avenants,
- Gérons les avis d’échéances, les quittances et les réajustements des loyers,
- Nous effectuons les vérifications de la conformité des différentes assurances obligatoires,
- Nous gérons le traitement des dépôts de garantie,
- Nous entamons une relation privilégiée avec votre locataire,
- Et nous vous fournissons un compte rendu de cette gestion mensuelle pour suivre vos comptes.

MAROC VISION D'AFFAIRES se charge aussi du bon état de votre bien :
- Nous effectuons un état des lieux d’entrée et de sortie,
- Gérons les sorties des locataires.
Un propriétaire qui souhaite confier la gestion locative de son logement à un professionnel est dans l’obligation de signer un mandat d’exclusivité locative avec MAROC VISION D'AFFAIRES. Déléguer la gestion locative vous est fortement conseillé si toutefois vous ne vivez pas à proximité de votre bien.

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28 mars 2024

Quel est le rôle du syndicat de copropriétaires dans le cadre d’une transaction immobilière ?

Quel est le rôle du syndicat de copropriétaires dans le cadre d’une transaction immobilière

Lors d’une transaction immobilière portant sur une copropriété divise, nous pourrions être tentés de penser que les intervenants se limitent au vendeur, à l’acheteur, à leurs courtiers immobiliers respectifs ainsi qu’au notaire qui concrétisera la transaction à la fin du processus. Or, le syndicat de copropriétaires joue également un rôle important dans la transaction. En effet, en respectant ses obligations, le syndicat permettra au promettant acheteur d’obtenir toutes les informations pertinentes à sa prise de décision et, ainsi, les parties à la transaction pourront s’assurer que le consentement du promettant acheteur est éclairé.

L’article 1068.2 al. 1 du Code civil du Québec prévoit d’ailleurs le droit du promettant acheteur de demander au syndicat de copropriétaires « qu’il lui fournisse les documents ou renseignements concernant l’immeuble et le syndicat qui sont de nature à lui permettre de donner un consentement éclairé ». Le syndicat a alors l’obligation, « sous réserve des dispositions relatives à la protection de la vie privée, de les fournir avec diligence au promettant acheteur, aux frais de celui-ci ». L’alinéa 2 de cet article prévoit par ailleurs que le syndicat doit également transmettre au vendeur les documents ou renseignements qu’il a fournis au promettant acheteur. Ainsi, les deux parties à la transaction immobilière ont les mêmes documents en main aux fins de négociation.

Évidemment, le promettant acheteur a intérêt à être représenté par un courtier immobilier qualifié en matière de copropriété. En effet, le courtier immobilier ayant un devoir de conseil envers son client, il doit alors s’assurer de recueillir toutes les informations pertinentes sur la copropriété convoitée. Le vendeur a également intérêt à être représenté puisque, le courtier immobilier ayant également un devoir d’information envers son client, il doit donc l’informer du fait que des documents concernant l’immeuble devront être remis à un éventuel promettant acheteur. Le courtier du vendeur communiquera lui-même avec le syndicat afin d’obtenir les documents pour être en mesure de bien connaître la copropriété et pouvoir ainsi répondre aux questions des courtiers d’éventuels acheteurs.

Quels sont les documents et les informations devant être remis par le syndicat ?

Le courtier du promettant acheteur pourrait demander que lui soit remis un formulaire intitulé « Demande de renseignements au syndicat des copropriétaires », dûment complété par le syndicat. Bien qu’il ne soit pas obligatoire, ce formulaire est recommandé par l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ). Ce formulaire permet notamment d’en apprendre davantage sur différents éléments de la copropriété tels que le montant des charges communes mensuelles, le montant des cotisations spéciales ayant été voté en assemblée de copropriétaires, le cas échéant, le montant cumulé au fonds de prévoyance, les poursuites judiciaires intentées contre le syndicat, le cas échéant, etc.

Cependant, c’est surtout la clause 9.1 de la promesse d’achat, beaucoup plus complète, qui nous permet de répondre à la question. Cette clause stipule que la promesse d’achat « est conditionnelle à ce que l’acheteur examine et vérifie la déclaration de copropriété, y compris le règlement de l’immeuble ainsi que toutes ses modifications, les renseignements fournis par le syndicat des copropriétaires s’ils sont disponibles, les procès-verbaux des assemblées de copropriétaires et du conseil d’administration des _____ dernières années, la police d’assurance de l’ensemble de la copropriété, le descriptif de la partie privative ou, le cas échéant, celui de la partie privative de l’unité de référence, les documents et renseignements relatifs au fonds d’auto assurance, les états financiers de la copropriété, incluant les sommes déposées au fonds de prévoyance », ainsi que d’autres documents qui peuvent être ajoutées à cette clause, au besoin.

Cette même clause prévoit également que le promettant acheteur doit recevoir copie des documents mentionnés précédemment dans un certain délai (généralement autour de sept jours) suivant l’acceptation de la promesse d’achat. Advenant le cas où il n’est pas possible de lui fournir une copie authentique de la déclaration de copropriété, une copie certifiée conforme par le Bureau de la publicité des droits peut alors lui être remise. La clause stipule également qu’une copie certifiée conforme par le syndicat du règlement de l’immeuble doit être remise à l’acheteur.

Lorsque l’acheteur n’est pas satisfait de l’examen de ces documents ou s’il ne les reçoit pas dans le délai indiqué, il peut alors rendre la promesse d’achat nulle et non avenue en avisant le vendeur par écrit dans les sept (7) jours suivant l’expiration du délai accordé au vendeur pour la remise des documents.

Ainsi, la collaboration du syndicat de copropriétaires est non seulement obligatoire en vertu du Code civil du Québec, mais elle est également essentielle au bon déroulement de la transaction immobilière et à l’obtention d’un consentement éclairé de la part du promettant acheteur. Sans les documents mentionnés précédemment, le vendeur peut perdre une vente ! Il est donc important que les acheteurs, les vendeurs ainsi que les courtiers immobiliers puissent compter sur la collaboration du syndicat de copropriétaires pour mener à bien la transaction.

Bon à savoir ! Les courtiers Affiliés Coproprié-T chez RE/MAX sont des professionnels qualifiés en matière de copropriété. En effet, le programme Coproprié-T RE/MAX est un programme de formation exclusif qui leur permet de maintenir de hauts standards de qualité de service lors de leurs transactions impliquant des copropriétés divises. Vous êtes administrateurs du syndicat de votre copropriété et vous avez des questions suite à une demande de communication de documents de la part d’un courtier Affilié Coproprié-T RE/MAX ? N’hésitez pas à le contacter et il se fera un plaisir de collaborer avec vous !

Source:https://www.condolegal.com/achat/chroniques/quel-est-le-role-du-syndicat-de-coproprietaires-dans-le-cadre-dune-transaction-immobiliere

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22 mars 2024

Copropriété : pourquoi ne faut-il pas faire l'impasse sur l'AG des copropriétaires ?

Copropriété : pourquoi ne faut-il pas faire l'impasse sur l'AG des copropriétaires ?

Vous êtes propriétaire d'un logement au sein d'une copropriété ? L'Assemblée générale qui se tient chaque année est un moment charnière, où de nombreuses décisions peuvent être prises.

Chaque année, le syndic de copropriété d'un immeuble convoque l'ensemble des copropriétaires à une Assemblée générale. C'est au cours de cette "AG de copro" que des choix importants pour la copropriété peuvent être faits, et les copropriétaires ont donc tout intérêt à y participer et à faire entendre leur voix. Découvrez toutes les explications sur le fonctionnement de cette AG annuelle afin de bien la préparer.

La convocation à l'AG : un document à lire attentivement

La loi du 10 juillet 1965, qui régit le fonctionnement des copropriétés, opère une distinction importante : celle entre le syndicat des copropriétaires et le syndic de copropriété. Le syndicat des copropriétaires est constitué par l'ensemble des copropriétaires, et est l'organe décisionnel de la copropriété. Autrement dit : c'est à lui que revient le pouvoir de faire les choix relatifs à la copropriété, à l'image de la fixation du budget prévisionnel annuel ou de la souscription d'un prêt.

Le syndic de copro, quant à lui, est l'organe d'administration de la copropriété, et est en charge de l'exécution des décisions prises par le syndicat des copropriétaires en AG. C'est également à lui que revient la tâche de convoquer chaque année les copropriétaires en Assemblée générale, ce au plus tard 6 mois après la clôture de l'exercice comptable.

La convocation, envoyée en principe au moins 21 jours avant l'AG, est un document qui contient des informations précieuses. Plus précisément, l'ordre du jour (ou ODJ) énumère tous les points qui seront soumis au vote et les questions qui seront abordées au cours de l'AG. Bien préparer son AG de copro passe donc nécessairement par la lecture de la convocation reçue par lettre recommandée, ou par voie électronique si le copropriétaire y a consenti.

Bon à savoir : seuls les points évoqués dans l'ODJ pourront être soumis au vote.

Une participation à l'AG de copro facultative, mais vivement recommandée

Si participer à l'AG annuelle d'une copropriété n'est pas obligatoire, s'y rendre est tout de même fortement recommandé, comme l'explique Delphine Merle, co-fondatrice du cabinet d'administrateur de biens White Bird : "c'est le moment d'avoir un peu une vision sur ce qui s'est passé pendant l'année écoulée, et ce qui est prévu pour celle à venir, que ce soit concernant les travaux, l'augmentation ou non des charges de copropriété...".

Il arrive néanmoins d'être dans l'impossibilité de se rendre à cette réunion, notamment pour les propriétaires de résidences secondaires ou les bailleurs, qui ne sont pas nécessairement domiciliés à proximité. Dans ce cas, il est tout de même possible de faire entendre sa voix. Les personnes concernées peuvent ainsi donner procuration à une autre personne, ou opter pour le vote par correspondance par voie électronique.

Le procès-verbal de l'AG, un document riche en informations

Au terme de l'Assemblée générale, le syndic de copropriété doit établir un procès-verbal, ou PV. Au maximum, ce procès-verbal doit être envoyé sous un mois en suivant la date de tenue de l'AG. Ce document constitue un compte-rendu de ce qui a été abordé et soumis au vote au cours de l'AG des copropriétaires. Toutes les décisions prises y sont donc répertoriées, et il est donc essentiel de le consulter, en particulier lorsque l'on a été dans l'impossibilité d'assister à l'Assemblée générale en question.

"Ce n'est pas très agréable pour un propriétaire de découvrir au moment du règlement des charges que leur montant a évolué. En lisant le PV, c'est la certitude de ne pas rater les informations importantes" résume Delphine Merle au sujet de l'intérêt de ce document. Le PV peut également faire état des travaux de rénovation prévus sur la copropriété, ou encore de la modification du règlement de la copropriété.

Source:https://www.boursorama.com/patrimoine/actualites/copropriete-pourquoi-ne-faut-il-pas-faire-l-impasse-sur-l-ag-des-coproprietaires-d538648d7f2b26365e0a9e25f74b8c34

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15 mars 2024

Locataire vs propriétaire : les droits et obligations de chacun

Locataire vs propriétaire : les droits et obligations de chacun

Le défaut de paiement du loyer par le locataire est le premier motif des affaires portées au tribunal. Un contrat écrit et légalisé avec des clauses précises est nécessaire pour garantir les droits de chaque partie.

Le bras de fer entre locataires et propriétaires de biens immeubles se poursuit au fil des ans et les tribunaux regorgent de conflits les opposant. Que ce soit pour une affaire d’expulsion, de retard de paiement des loyers, de travaux de réparation à effectuer ou d’arrivée à terme du contrat de bail, les problèmes sont nombreux et le plus souvent difficiles à résoudre.

Il faut dire que le cadre légal qui régit les relations entre les locataires et les bailleurs, datant des années 80, est devenu obsolète. En effet, la loi n°6-79 organisant les rapports contractuels entre les bailleurs et les locataires protège de manière jugée excessive le locataire au détriment du propriétaire, au point que les droits de ce dernier sont piétinés, et il lui faut des années de va-et-vient aux tribunaux pour avoir gain de cause. C’est d’ailleurs pour cette raison que plusieurs propriétaires préfèrent garder leurs locaux fermés et non occupés plutôt que de les louer et de se retrouver face à des complications sans fin. D’autres optent pour la vente pour éviter les problèmes liés à la location. Pour tenter de mieux encadrer les rapports entre les deux parties, une nouvelle loi est en cours de promulgation.

En attendant, les tribunaux traitent chaque jour des centaines de dossiers de ce genre. Le cas le plus fréquent est celui du défaut de paiement du loyer. Exemple : Fatima B., propriétaire d’un appartement depuis plus de 20 ans, l’a mis en location il y a quelques années. Depuis un peu plus de 5 mois, le locataire ne s’acquitte plus du montant du loyer, prétextant des difficultés financières. Après moult promesses de régulariser sa situation, Fatima a préféré porter plainte. Et bien que le contrat de bail comprenne une clause d’expulsion en cas de non-paiement, le tribunal n’a pas prononcé la sentence figurant dans le contrat et a renvoyé les deux parties trouver une solution à l’amiable.

Driss C., lui, est locataire d’un appartement dont le contrat est arrivé à terme. N’ayant pas préparé à l’avance son déménagement, il promet de quitter les lieux une fois avoir trouvé un nouveau local. Cela ne s’étant pas fait rapidement, le propriétaire recourt à la justice pour obtenir une décision d’expulsion. Le tribunal a fini par prononcer l’obligation d’évacuer les lieux au bout de… quatre ans! Pendant ce temps, le bailleur n’a pu jouir de son bien et le locataire a continué à l’occuper «illégalement».

Le loyer se prescrit au bout de cinq ans à partir de la date d’exigibilité du contrat

Pourtant, la loi est claire sur les relations contractuelles entre les locataires et les propriétaires. Bien qu’elle soit dépassée, elle encadre tout de même ces rapports et fixe les droits et les obligations de chaque partie. Quels sont justement ces droits et obligations?

Tout d’abord, la location doit obligatoirement être matérialisée par un contrat écrit et légalisé, et ce, en vue de protéger les deux parties d’une éventuelle mauvaise foi de l’une d’elles.

Ensuite, le propriétaire donnant en location un bien immobilier doit mettre à la disposition du locataire l’ensemble des équipements nécessaires au titre de l’habitation à l’instar de la ventilation, la cuisine, l’électricité et l’eau et lui garantir également la pleine jouissance du bien immobilier selon les termes du contrat de location. En contrepartie, le locataire s’engage à verser le montant du loyer mentionné sur le contrat à une date fixée à l’avance. Cela étant, il ne peut en aucun cas s’abstenir de payer son loyer mensuel, sous prétexte qu’il ne jouit pas entièrement du bien.

Il arrive dans certains cas que le propriétaire ne soit pas sur les lieux pour recevoir le loyer. Dans cette situation, le locataire doit faire appel à un huissier de justice pour lui remettre son dû. Si le bailleur demeure injoignable, le locataire charge l’huissier de déposer le montant du loyer dans la caisse du tribunal au nom du propriétaire.

Me Fadel Boucetta, avocat au barreau de Casablanca, attire l’attention sur la période au terme de laquelle le loyer est prescrit. En effet, si au bout de cinq années à partir de la date d’exigibilité du contrat, le propriétaire ne réclame pas son dû au locataire, il perd toute action contre le locataire. Ce dernier est en droit de ne pas rembourser le bailleur sur les mensualités non payées.

D’un autre côté, le décès du locataire n’annule pas le contrat de bail. Au contraire, il se poursuit au profit de son conjoint, ses descendants ou ascendants qui étaient légalement à sa charge et vivaient effectivement avec lui. Il ne s’annule pas non plus en cas de décès du propriétaire; les héritiers deviennent ainsi les bénéficiaires du loyer.

La caution ne peut dépasser un mois de loyer

Au moment de la mise en location, le bailleur est en droit d’exiger du locataire le versement d’une caution qui ne peut être supérieure à un mois de loyer. Celle-ci a pour objectif de garantir le règlement du loyer ou de dédommager le propriétaire pour les dégâts occasionnés à l’immeuble par le locataire durant la période de location.

Ce cautionnement est restitué immédiatement quand le contrat arrive à terme et que le locataire quitte les lieux et s’acquitte de l’ensemble de ses obligations. Il est possible, après commun accord entre les parties, que le locataire, après avoir avisé le propriétaire, impute le montant de cette garantie au loyer du dernier mois du bail.

Le loyer peut être augmenté de 8% à l’expiration de la 3e année de location

Une fois sur les lieux, le locataire a le droit de demander une révision à la baisse du loyer, que ce soit par voie judiciaire ou à l’amiable dans un délai de trois mois à compter de la date de la signature du contrat de bail s’il estime que le prix du bail ne correspond pas aux avantages tels que décrits par le propriétaire. Toutefois, si ce dernier abuse du droit lui permettant de réviser le loyer, il peut être condamné à verser des dommages et intérêts au bailleur variant entre un et trois mois de loyer.

Parallèlement, la révision à la hausse du loyer peut être demandée par le bailleur, et ce, avant l’expiration d’une période de trois ans à compter de la date du bail. Elle est fixée par voie réglementaire à 8% et est soumise à un accord judiciaire. De manière générale, la révision du montant du loyer peut être demandée à chaque fois que des transformations ont été apportées aux caractéristiques des locaux si ces dernières ont affecté la base sur laquelle le loyer a été fixé.

Le propriétaire a la charge d’effectuer les réparations nécessaires…

D’ailleurs, pendant la durée de location du bien, le locataire ne doit en aucun cas apporter des modifications de quelque type que ce soit dans la disposition ou l’architecture du local, sans en aviser le propriétaire par écrit. S’il juge que des changements sont indispensables, il doit dans ce cas adresser une demande au propriétaire le tenant informé de l’ensemble des améliorations qu’il souhaite introduire. En cas de refus du propriétaire, le locataire ne peut outrepasser sa décision, sinon le propriétaire a le droit de saisir la justice pour expulser le locataire.

Néanmoins, si le bien loué subit des dégâts dus par exemple aux aléas de la nature, le propriétaire est obligé de procéder aux réparations nécessaires. Si le locataire ne peut joindre le bailleur, il a la possibilité, sous demande d’une autorisation du tribunal, de procéder lui-même aux réparations jugées nécessaires et de les imputer par la suite au prix du loyer selon les termes convenus entre les deux parties.

…et de s’acquitter des charges relatives à l’habitation

Dans le même sens, les charges afférentes à l’habitation du locataire sont à la charge du propriétaire. Ainsi, les différentes taxes, à savoir la taxe d’édilité et d’habitation ainsi que l’assurance multirisque habitation sont obligatoirement payés par le propriétaire du local. Toutefois, le règlement des frais de syndic constitue un différend de taille entre locataire et propriétaire. Me Younes Anibar, avocat au barreau de Casablanca, clarifie : «En cas d’absence de précision de la personne à charge du paiement des frais de syndic, la responsabilité incombe au propriétaire de verser le montant nécessaire».

Défaut de paiement, besoin d’habitation ou démolition… les cas qui aboutissent à l’expulsion

Durant la période du bail, le propriétaire fait très souvent face à certaines situations qui l’obligent à demander l’expulsion du locataire du bien loué. En effet, l’évacuation intervient dans trois cas qui sont bien spécifiés par la loi. Le premier concerne essentiellement la défaillance du locataire. Le propriétaire peut demander au locataire qui est en défaut de paiement de vider les lieux. S’il refuse, le bailleur peut saisir la justice pour adresser une mise en demeure au locataire. «Elle doit comprendre outre l’adresse de la maison, sa description au détail près, son contenu, le montant du loyer ainsi que les mensualités à recouvrir», précise Me Anibar. Par ailleurs, celle-ci doit impérativement être signée et légalisée par les deux parties. Il arrive que le locataire ne soit pas sur les lieux pour recevoir la mise en demeure ou refuse d’en accuser réception. Me Anibar attire l’attention sur le fait que «la notification peut être faite par n’importe quelle personne se trouvant sur les lieux. Comprendre par là, le personnel de maison, le concierge ou toute personne faisant partie de la famille du locataire contractant». Une fois la lettre reçue, un délai de 15 jours s’offre au locataire pour rembourser les échéances dues, autrement, une action en justice est entamée en vue d’une expulsion.

A ce stade, la loi comporte une lacune de taille relative au nombre d’échéances impayées au bout desquelles le bailleur est en mesure de demander le remboursement. Selon Me Anibar, «comme la loi ne précise pas ce point, il faut que le propriétaire le précise dans le contrat de location et qu’il réagisse au bout d’un mois impayé».

Le deuxième cas est relatif, lui, au besoin d’habitation des descendants, ascendants et conjoints du propriétaire. Là, l’expulsion ne se prononce pas de manière automatique. Il faut que le propriétaire présente des preuves tangibles que ce besoin existe. Par exemple, un certificat de mariage de l’un de ses descendants, une attestation prouvant le besoin d’y loger un membre de la famille se trouvant sous la charge du propriétaire et une attestation prouvant que le propriétaire ne dispose pas d’un autre local pouvant être mis à la disposition de l’un des membres de sa famille. Et quand bien même cette preuve est apportée, le juge peut donner gain de cause au locataire, par solidarité avec ce dernier. Comme c’est le cas de Mohamed Z. qui souhaite installer dans son appartement mis en location l’un de ses fils qui venait de se marier. Le juge, ayant privilégié le volet social et humain, a proposé au bailleur de loger son fils chez lui, sous prétexte qu’il dispose d’une maison assez grande pour accueillir les mariés, permettant au final au locataire de continuer à occuper les lieux.

Le dernier cas où l’expulsion peut être prononcée est relatif à la volonté du propriétaire de démolir et reconstruire le bien immobilier s’il menace ruine. Là encore, cette nécessité doit être reconnue et prouvée par un rapport d’un architecte, d’un ingénieur et de l’huissier qui doit rédiger un PV sur l’état des lieux, prouvant que la maison tombe en ruine. Ce dernier est présenté au tribunal qui décide de l’expulsion.

Cela étant, une fois les travaux achevés et le local déclaré en bon état d’habitation, le locataire, qui a été expulsé, a la priorité de reprendre le bien loué. Le propriétaire, pour sa part, est dans l’obligation de l’aviser deux mois avant la date d’achèvement des travaux de la disponibilité du local et de le lui remettre si le bénéficiaire le souhaite.

Dans les deux derniers cas, le bailleur ne doit congédier le bénéficiaire des lieux qu’après lui avoir remis un préavis de trois mois. Autrement, la décision du congé s’annule et le bail se poursuit sans détermination de durée, et ce, au profit du locataire.

D’une manière générale, bien que la loi fixe pour chacune des parties ses droits et ses obligations en matière de bail, l’application ne s’effectue pas toujours dans les règles de l’art. Du coup, la justice s’avère être le recours par excellence. Et c’est là que le bât blesse vu le temps que la procédure prend pour que le différend soit résolu. «Entre le moment où le dossier est transféré au tribunal et traité et le moment où le propriétaire récupère son bien, cinq années peuvent facilement s’écouler, période durant laquelle le droit du propriétaire de jouir de son bien est bafoué», illustre Me.Boucetta.

Source:https://www.lavieeco.com/argent/locataire-vs-proprietaire-les-droits-et-obligations-de-chacun-23516/

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18 mai 2018

Immobilier: Comment améliorer l’argus?

Immobilier: Comment améliorer l’argus?

Les prix du marché parfois en deçà de ceux des estimations de l’administration
Logement social, locaux à usage professionnel, foncier, non couverts
L’exercice de transparence des prix n’arrange pas l’ensemble des promoteurs

Trois ans après son instauration, le référentiel de l’immobilier initié par l’administration fiscale ne fait toujours pas l’unanimité. L’argus visait à réduire le contentieux. Or, l’instrument est aujourd’hui accusé de retarder les transactions sur le marché. «Le référentiel de l’immobilier est une bonne chose, mais il est devenu un frein pour les ventes.

En effet, alors qu’au moment de sa création, il devait constituer un référentiel indicatif, mais actuellement, il est en train de s’ériger en prix du marché», s’étonne un promoteur immobilier membre de la FNPI. Pour une source interne à la Direction générale des impôts (DGI), le marasme que connaît l’immobilier n’a aucun caractère fiscal.

Mais sur le terrain, plusieurs propriétaires désireux de vendre un bien affirment être bloqués car le prix fixé par l’argus est parfois nettement supérieur à celui du marché. Par conséquent, les propriétaires s’abstiennent de vendre de crainte de s’exposer à des rappels d’impôts (droits d’enregistrement et IR/profits immobiliers) en cas d’écart entre le prix de vente et celui du référentiel.

«En cas d’écart, le vendeur est redressé en matière de profits fonciers, mais il conserve tous ses droits pour introduire une procédure de recours auprès des commissions locales et des tribunaux», déclare la DGI. Par ailleurs, l’argus comporte un classement des biens immeubles en trois catégories: ancien (plus de 15 ans), récent (entre 6 et 15 ans) et neuf (moins de six ans).

Or, ce classement ne tient pas compte des spécificités propres à chaque bien. Si l’on prend, par exemple, la zone Abdelmoumen à Casablanca, elle n’est pas tout à fait homogène puisque le secteur dit La Rotonde, où se situent les banques est nettement plus valorisé que celui autour de l’Institut Pasteur.

De plus, certains appartements ou magasins peuvent être situés dans un angle de rue qui fait que ceux se trouvant dans un grand axe coûtent plus cher que ceux situés dans une ruelle ou une impasse ou encore dans un secteur où il est interdit de se garer. «Il faut également signaler les centaines de rues de grandes villes comme Casablanca qui ne sont toujours pas couvertes par le référentiel immobilier», fait remarquer un promoteur.

Le référentiel ne tient pas compte, par exemple, de l’ensoleillement des appartements pour déterminer leur prix ni de leur vétusté ou de leur réaménagement. D’autres particularités sont également à signaler comme la présence d’un garage souterrain, un ascenseur… Autant d’éléments qui facilitent les transactions immobilières et qui impactent également les prix.«Il faudrait permettre aux propriétaires de contester les prix prévus par le référentiel pour intégrer dans la base de calcul de la valeur les spécificités du bien», recommande Rachid Lazrak, conseil juridique et fiscal.

L’argus immobilier avait été instauré de manière progressive en 2015. Aujourd’hui, 54 zones sont couvertes par le document. L’administration fiscale a même lancé une application mobile permettant de consulter le prix de référence de son bien immeuble.

«Le référentiel devrait être régulièrement mis à jour pour suivre l’évolution du marché et ce, au moins une fois par an», propose un promoteur qui évoque l’indice des prix des actifs immobiliers publiés chaque trimestre par Bank Al-Maghrib.

Sauf que cet indice n’est pas opposable à l’administration fiscale. Interrogée par L’Economiste, la DGI annonce que «le référentiel d’une quinzaine de grandes villes a fait l’objet d’une actualisation. Celui de Casablanca a été mis à jour en 2016». D’autres mises à jour sont prévues dans le plan d’action de la DGI pour 2018.

Il faut signaler également que le référentiel de l’immobilier a exclu plusieurs catégories de biens telles que le logement social, les appartements, villas et maisons à vocation professionnelle, le terrain urbain non loti, le foncier industriel… Du coup, en cas d’écart par rapport aux estimations de l’administration fiscale, elle applique l’article 65 du CGI. La facture est parfois salée.

Sur un autre registre, le taux d’adhésion des contribuables aux référentiels immobiliers est en 2015, date de leur entrée en vigueur, de 49% à 64% en 2017. Les critiques contre l’argus ne s’expliquent pas exclusivement par le décalage entre les prix du réferentiel et ceux du marché. D’autres hypothèses penchent pour la résistance à la transparence des tarifs dans un secteur difficile à discipliner et où le black reste le sport favori.

L’ARTICLE 65 DU CGI : LE CAUCHEMAR

«L’ARTICLE 65 DU CODE GÉNÉRAL DES IMPÔTS CONSTITUE UN CAUCHEMAR POUR UN CERTAIN NOMBRE DE PERSONNES ET POLLUE LA RELATION ENTRE ADMINISTRATION FISCALE ET CONTRIBUABLE. IL PERMET AUX SERVICES DES IMPÔTS DE DÉTERMINER LE PRIX DE CESSION DE L’IMMOBILIER. OR, L’ARTICLE DISPOSE QUE SI L’ADMINISTRATION FISCALE CONSTATE UNE INSUFFISANCE DU PRIX DÉCLARÉ ET SI L’ACHETEUR ACCEPTE LE REDRESSEMENT DE L’ADMINISTRATION, CE REDRESSEMENT S’APPLIQUERA ÉGALEMENT AU CÉDANT», DÉCLARE RACHID LAZRAK, CONSEIL JURIDIQUE ET FISCAL. POUR CE DERNIER, «C’EST UNE DISPOSITION DANGEREUSE SUR LE PLAN LÉGISLATIF. ELLE VA À L’ENCONTRE D’UN PRINCIPE DE DROIT PUBLIC, QUI EST LA RÈGLE DE LA RELATIVITÉ DU CONTRÔLE», PRÉVIENT LAZRAK. AINSI, LORSQU’UNE ENTREPRISE DE PROMOTION IMMOBILIÈRE EST REDRESSÉE APRÈS AVOIR DISTRIBUÉ DES DIVIDENDES, ELLE SE RETROUVERA EN INFRACTION PARCE QU’IL S’AGIT DE DIVIDENDES FICTIFS. CE QUI RELÈVE DU PÉNAL. BON NOMBRE DE PROMOTEURS ET DE CONSEILS PROPOSENT LA SUPPRESSION PURE ET SIMPLE DE L’ARTICLE 65 DU CGI DU FAIT QU’IL PEUT ÊTRE REMPLACÉ PAR LE RÉFÉRENTIEL IMMOBILIER.

Source:https://fnpimaroc.net/immobilier-comment-ameliorer-largus/

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Economie

Immobilier: A qui profite la baisse des taux?

Malgré la détente des taux d’intérêt, la progression de l’encours des prêts à l’habitat a ralenti au premier trimestre. Le mouvement haussier des prix des biens immobiliers contraint les ménages à réfléchir davantage à leur projet d’acquisition

Les personnes qui souhaitent accéder au logement disposaient d’une bonne fenêtre au premier trimestre pour concrétiser leur projet. Le taux moyen appliqué par les banques aux prêts immobiliers s’est établi à 5,16% sur la période, selon Bank Al-Maghrib. Il est en baisse sur trois mois comme sur un an.
Depuis 2015, la tarification s’est inscrite en dessous de 6%, avec des périodes assez intéressantes comme le troisième trimestre 2017 durant lequel le taux moyen était ressorti à 5,09%.
Si le coût de financement est toujours attractif - cela dépend aussi de la qualité du dossier - les prix des biens, eux, pourraient contraindre les ménages à retarder leur projet d’acquisition. En moyenne, les prix des actifs immobiliers ont augmenté de 4,9% en 2017 selon l’indice calculé par Bank Al-Maghrib.
Les biens résidentiels se sont renchéris de 4,5% dont une hausse de 5,8% pour les appartements. Le comportement des prix au premier trimestre 2018 sera dévoilé en fin de semaine prochaine. Cette «inflation» pourrait absorber ou limiter les gains liés à la détente des taux d’intérêt.
Ceci expliquerait en partie le ralentissement de la croissance de l’encours du crédit à l’habitat. En outre, les banques auraient de plus en plus de mal à trouver des emprunteurs solvables, ce qui justifierait aussi la décélération. L’encours a augmenté de 3,4% au premier trimestre contre 4,8% à la même période en 2017.
Pour les biens de consommation, les conditions de financement sont là aussi toujours intéressantes qu’auparavant. Le crédit à la consommation a été facturé en moyenne à 6,59% au premier trimestre. La tarification devrait baisser au deuxième trimestre sous l’effet des promotions en marge du salon Auto Expo (9 au 22 avril dernier).
Pour les autres agents économiques, le loyer de l’argent s’est renchéri pour les entreprises, en particulier pour le financement de l’investissement. Le taux d’intérêt moyen du crédit à l’équipement a en effet augmenté de plus d’1/2 point, plus exactement de 55 points de base, à 5,33% au premier trimestre. Les taux appliqués aux crédits de trésorerie, eux, se sont renchéris de 24 points de base sur un an à 5,64%.
L'economiste 
Maroc Vision D'affaires

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MISE EN DEMEURE POUR NON-PAIEMENT DE LOYER


Je suis propriétaire d’un appartement et souhaite le louer, mais je crains d’avoir du mal à récupérer mon bien à l’échéance. Quelles sont les informations devant être mentionnées dans le contrat de bail.
Par ailleurs, si je veux adresser une mise en demeure pour non-paiement de loyer, quelles sont les informations à faire souligner dans cette mise en demeure pour qu’elle soit valide sur le plan juridique ?
Est-il obligatoire de l’envoyer par le biais d’un avocat ? Et si le locataire répond à la mise en demeure et manifeste sa volonté de payer, est-il obligé de verser le loyer à celui qui lui a adressé la mise en demeure, en l’occurrence le bailleur, son avocat ou autres ? Et s’il procède à une partie du règlement seulement, et promet de compléter la somme ultérieurement, est-ce qu’on peut demander au tribunal de l’expulser ?
En vertu de la loi 67/12 relative aux baux d’habitation et à usage professionnel, notamment l’article 3, il est obligatoire de formaliser le contrat de bail d’habitation. Fait par écrit et ayant date certaine, ce contrat doit être signé par les deux parties, à savoir le bailleur et le locataire.
Ce contrat peut être conclu sous seing privé, c’est-à-dire fait par les parties elles-mêmes, ou par un tiers et signé par les parties. Il peut être également rédigé par un avocat, un notaire ou un adoul.
Ce contrat doit au moins contenir les informations suivantes :
– nom et prénom des deux parties au contrat, leur profession, leur adresse et une pièce d’identité des deux, et si procuration il y a, les justificatifs de ce pouvoir;
– nom de la société et son adresse sociale s’il s’agit d’une personne morale ;
– délimitation des locaux concernés par le contrat de bail, et ses annexes ainsi que l’objet auquel ces biens sont destinés, ainsi que leurs équipements ;
– fixation du montant du loyer et la périodicité de son versement ;
– nature des charges supportées par le locataire ;
– mode de versement du loyer ;
– obligations spéciales que doit respecter chaque partie au contrat.
Quant à la mise en demeure pour non-paiement du loyer, elle peut être irrecevable s’il elle ne mentionne pas les informations suivantes conformément à l’article 24 de la loi 67/12 :
– le nom et prénom des deux parties au contrat ;
– l’adresse du bailleur ;
– l’adresse du local donné en location, et le cas échéant domicile ou lieu de résidence du locataire ;
– le montant du loyer et des autres charges dus ;
– la période du loyer échue et non payée ;
– le total de la somme due au titre des loyers non versés.
Cette mise en demeure, si elle répond aux conditions citées ci-dessus, est juridiquement valide. Il n’est pas nécessaire qu’elle soit adressée par un avocat pour qu’elle le soit.
Cependant, c’est une lettre qui demande un minimum de technicité et le respect des procédures de notification. Il est préférable qu’elle soit rédigée et envoyée par un avocat, et notifiée par huissier de justice. Une fois le locataire saisi par cette mise en demeure, il a la possibilité de verser le loyer dû soit à l’expéditeur, son mandataire, à la caisse du tribunal compétent, ou par le biais d’un versement à la banque au compte de qui de droit.
Enfin, tout paiement partiel équivaut à un non-paiement et expose le locataire à la procédure d’expulsion.


Par Mohamed Jamal Maatouk
Maroc Vision d4affaires